Le Lesotho est le pays africain le plus sévèrement taxé, avec un taux de 50% en raison de son important volume d’exportations vers les États-Unis, notamment dans le secteur du textile. Madagascar et Maurice suivent avec des taxes respectives de 47% et 40%, tandis que le Botswana, exportateur de diamants, est surtaxé à 37%. L’Angola, la Libye et l’Algérie, qui exportent principalement des hydrocarbures, font face à des taxes d’au moins 30%, tandis que la Côte d’Ivoire voit son cacao frappé par une taxe de 21%.
Madagascar, l’un des pays les plus pénalisés par les droits de douane américains
Avec des droits de douane fixés à 47 %, Madagascar subit de plein fouet la guerre commerciale lancée par Washington, rappelle notre correspondant à Antananarivo, Guilhem Fabry. Cette annonce est un véritable coup de tonnerre pour plusieurs secteurs d’activité, dont l’économie repose en grande partie sur les exportations vers les États-Unis.
Le secteur de la vanille, qui représente 70 % des exportations malgaches à destination des États-Unis, est particulièrement menacé. Les producteurs redoutent une concurrence accrue de l’Ouganda, dont la vanille est taxée à seulement 10 %.
L’industrie textile, qui a exporté près de 40 % de ses vêtements vers les États-Unis en 2023, est également en grand danger. Un responsable du secteur qualifie la décision américaine de « catastrophe », estimant qu’au moins 60 000 emplois sont en péril.
Si Donald Trump a fixé la date d’entrée en vigueur de ces taxes au 9 avril, une inconnue subsiste pour Madagascar. De nombreux produits malgaches sont actuellement exemptés de droits de douane grâce à l’Agoa, l'accord de libre-échange en vigueur jusqu’en septembre 2025.
Face à cette menace économique, la ministre malgache des Affaires étrangères a annoncé mobiliser tous les leviers diplomatiques et commerciaux afin de garantir un accès équitable des produits malgaches au marché américain.
30% de droits de douane pour l'Afrique du Sud
L’Afrique du Sud, premier exportateur africain vers les États-Unis avec près de 15 milliards de dollars de ventes annuelles – notamment de véhicules et de pièces automobiles – pourrait être la plus durement touchée par ces nouvelles mesures. Taxée à 30%, elle négocie en urgence un accord de libre-échange avec Washington pour remplacer l’Agoa, un dispositif qui exonérait de droits de douane 1 800 produits africains et qui semble désormais obsolète.
Seuls les métaux de base et les métaux stratégiques sont épargnés par ces taxes, préservant ainsi le cuivre et le cobalt de la République démocratique du Congo
Rfi
Madagascar, l’un des pays les plus pénalisés par les droits de douane américains
Avec des droits de douane fixés à 47 %, Madagascar subit de plein fouet la guerre commerciale lancée par Washington, rappelle notre correspondant à Antananarivo, Guilhem Fabry. Cette annonce est un véritable coup de tonnerre pour plusieurs secteurs d’activité, dont l’économie repose en grande partie sur les exportations vers les États-Unis.
Le secteur de la vanille, qui représente 70 % des exportations malgaches à destination des États-Unis, est particulièrement menacé. Les producteurs redoutent une concurrence accrue de l’Ouganda, dont la vanille est taxée à seulement 10 %.
L’industrie textile, qui a exporté près de 40 % de ses vêtements vers les États-Unis en 2023, est également en grand danger. Un responsable du secteur qualifie la décision américaine de « catastrophe », estimant qu’au moins 60 000 emplois sont en péril.
Si Donald Trump a fixé la date d’entrée en vigueur de ces taxes au 9 avril, une inconnue subsiste pour Madagascar. De nombreux produits malgaches sont actuellement exemptés de droits de douane grâce à l’Agoa, l'accord de libre-échange en vigueur jusqu’en septembre 2025.
Face à cette menace économique, la ministre malgache des Affaires étrangères a annoncé mobiliser tous les leviers diplomatiques et commerciaux afin de garantir un accès équitable des produits malgaches au marché américain.
30% de droits de douane pour l'Afrique du Sud
L’Afrique du Sud, premier exportateur africain vers les États-Unis avec près de 15 milliards de dollars de ventes annuelles – notamment de véhicules et de pièces automobiles – pourrait être la plus durement touchée par ces nouvelles mesures. Taxée à 30%, elle négocie en urgence un accord de libre-échange avec Washington pour remplacer l’Agoa, un dispositif qui exonérait de droits de douane 1 800 produits africains et qui semble désormais obsolète.
Seuls les métaux de base et les métaux stratégiques sont épargnés par ces taxes, préservant ainsi le cuivre et le cobalt de la République démocratique du Congo
Rfi