Accueil POLITIQUE Présidentielle 2019 : De quoi a peur le candidat Macky? (Par Amath...

Présidentielle 2019 : De quoi a peur le candidat Macky? (Par Amath Thiam)

87
0
PARTAGER

«Il est des instants t de la vie d’une nation où tout citoyen patriote ne doit rester insensible et indifférent». A. Thiam

C’était le cas du 23 juin 2011 où, à 8 mois des élections présidentielles du 26 février 2012, le pouvoir en place d’alors prévoyait tripatouiller la constitution du Sénégal, en projetant de faire voter par sa majorité mécanique écrasante à l’assemblée nationale un projet de loi permettant de faire élire le candidat arrivé en tête au premier tour de l’élection présidentielle, si son score est supérieur ou égal à 25%. Si cette loi avait été votée comme prévu, souhaité et vendu par le pouvoir d’alors et sa galaxie, Abdoulaye Wade aurait été réélu Président de la République du Sénégal au premier tour le 26 février 2012 puisqu’il était arrivé en tête avec 34,81 % du suffrage exprimé, alors que la législation constitutionnelle et électorale qui était en vigueur exigeait le recueil sous sa bannière de plus de 50% du suffrage exprimé pour devenir Président de la République du Sénégal. Heureusement que le vaillant, important et patient grand peuple sénégalais (VIP-GPS) était resté debout sur l’étendue du territoire national, assiégeant l’assemblée nationale le 23 juin 2011, afin de tuer dans l’œuf cette forfaiture anti-démocratique.

CANDIDAT KARIM WADE ET CREI

De toute ma pauvre vie, je ne suis militant et je n’ai jamais milité dans aucun parti politique, même si je me suis toujours acquitté de mon droit et devoir citoyen de vote pour participer, à l’unisson avec mon peuple, au choix des dirigeants du présent et du futur du Sénégal. Et dans le secret de l’expression de mes différents votes, l’état de droit, la justice et l’équité occupent le premier plan de mon processus décisionnel. Or, mon intime conviction que j’emporterai dans ma tombe, est que la Crei est une juridiction d’exception, qui fonctionne à l’envers des tribunaux normaux du Sénégal et de tous les grands pays du monde, même si certains Sénégalais disaient que cette cour fait partie de l’arsenal juridique du Sénégal, et qu’il fallait laisser la justice faire son travail. Mais, je ne me lasserais pas de rétorquer cette citation de Martin Luther King, Jr. : «N’oubliez jamais que tout ce que Hitler a fait en Allemagne était légal». C’est dire que les lois sont faites par l’humain… et l’humain est imparfait… et donc l’expérience d’Hitler a prouvé à la face du monde que la légalité imparfaite, non consciencieuse et vindicative peut conduire à la pire catastrophe. Je ne me lasserais pas non plus de penser pieusement à cette citation d’un défunt être qui m’est extrêmement cher : «Le Droit a-t-il ses bons sens que le Bon Sens ignore?».

Je ne connais pas Karim Wade, ne l’ai jamais vu en personne et ne l’ai jamais rencontré. Je le connais uniquement comme tous les citoyens ordinaires du Sénégal le connaissent, c’est-à-dire, un compatriote, fils du Président Abdoulaye Wade, qui a occupé de très hautes fonctions étatiques au Sénégal lors du règne de son père. Je connais également comme tous les citoyens du Sénégal, qu’il a été condamné par la Crei puis emprisonné plus de 3 ans avant d’être élargie par grâce présidentielle puis escorté la nuit même de sa libération à Doha sur escorte du procureur général du Qatar. Mais je sais aussi comme tous les citoyens du Sénégal, que Karim Wade est le candidat du parti démocratique sénégalais (PDS) à l’élection présidentielle de 2019. Et ce dernier point m’interpelle au plus haut degré en tant que citoyen Sénégalais attaché et ancré à l’idéal de progrès démocratique du Sénégal et ses acquis dont les racines puisent leur nourriture dans les profondeurs lointaines de notre histoire en tant que pays. Le PDS est un grand parti historique sur l’échiquier politique de l’histoire et de la marche du Sénégal, tout comme le PS l’est. Une puissante voix Sénégalaise très autorisée qui, depuis les 40 dernières années, a participé à toutes les luttes politiques et à toutes les plateformes d’alternances I et II au Sénégal, s’est prononcée récemment pour rappeler les hautes luttes qui ont menées et qui ont conduit à un progrès démocratique du Sénégal dont la preuve éclatante est l’avènement des alternances démocratiques I et II. Alors, laissons le candidat Karim Wade briguer le suffrage Sénégalais si tel est le souhait du PDS et que le peuple souverain tranche, comme il a toujours tranché dans le passé! N’oublions pas que, dans l’histoire politique du Sénégal, Abdoulaye Wade, comme d’autres opposants de premier rang, ont été souvent accusés, arrêtés puis emprisonnés par le régime socialiste, mais, à la veille de chaque élection présidentielle, une loi d’amnistie était sortie par le régime socialiste pour les permettre d’être candidats, et le peuple tranchait au final.

CANDIDAT KHALIFA SALL ET CAISSE D’AVANCE

Ainsi donc, la chose est jugée le 30 mars 2018. Mais le peuple Sénégalais, y compris moi-même, croit dans son écrasante majorité que le procès est politique et que la justice Sénégalaise a été instrumentalisée par le pouvoir exécutif dirigé par le président de l’apr et candidat à l’élection présidentielle de 2019, pour éliminer un adversaire qualifié de taille. Tous les médias du Sénégal ont prêté les propos suivants au ministre d’état Mbaye Ndiaye, proche du candidat de BBY au pouvoir : «Le problème de Khalifa Sall pourrait être réglé s’il avait accepté d’être avec nous (avec le pouvoir). Il a refusé de se ranger. Tous les maires de Dakar étaient dans le même parti que le président de la République. La caisse d’avance existe.». Je dois par contre relever une contrevérité du ministre d’état Mbaye Ndiaye qui s’est glissée dans son propos : Tous les maires de Dakar n’étaient pas dans le même parti que le président de la République contrairement au propos de Mbaye Ndiaye. En effet, de 2009 à 2012, Khalifa Sall était maire de la ville de Dakar issu des rangs du PS alors que Abdoulaye Wade issu du PDS était Président de la République du Sénégal. Cette rectification est de taille. Une puissante voix Sénégalaise extrêmement autorisée, témoin de 40 ans de combats et conquêtes démocratiques du Sénégal, membre de BBY, qui a contribué largement à l’effort de la construction démocratique du Sénégal, je veux nommer le Professeur Abdoulaye Bathily, vient de déclarer dans l’émission Grand Jury du 1er avril 2018, que le procès de Khalifa Sall est politique, tout en nous rappelant les brimades policières et emprisonnements qu’il a subis durant les heures glorieuses de combats et de sacrifices pour la nation Sénégalaise ainsi que les séquelles qu’il porte encore dans son corps. À chaque veille d’une élection dit-il, le régime socialiste sortait une loi d’amnistie pour leur permettre d’être candidats. Alors, laissons le candidat Khalifa Sall briguer le suffrage Sénégalais si tel est le souhait de ses supporters Sénégalais et que le peuple souverain tranche, comme il a toujours tranché dans le passé.

PARAINNAGE DES CANDIDATS

Après la rétention anti-démocratique de plus de 2 millions de cartes d’électeurs lors des chaotiques et désastreuses élection législatives du 30 juillet 2017 que les citoyens Sénégalais ont tous constatés, y compris le Médiateur de la République du Sénégal, Me Alioune Badara Cissé, membre fondateur de l’apr et BBY, ancien ministre des affaires étrangères du premier gouvernement du président Macky Sall, le projet de loi de parrainage en révision constitutionnelle, à 10 mois des élections présidentielles de 2019, qui sera soumise au vote de l’écrasante majorité mécanique parlementaire BBY, comme ce fut le cas avorté du 23 juin 2011 avec la majorité mécanique parlementaire du PDS, est la nouvelle trouvaille du régime en place pour procéder à la rétention anti-démocratique des candidats. Incroyable! C’est tellement incroyable que le Professeur Abdoulaye Bathily a qualifié anti-démocratique ce monstre de parrainage. Moi, j’ajouterai que c’est également anticonstitutionnel. Faisons ensemble l’exercice qui démontre l’anti-constitutionalité du parrainage :

Ce projet de loi, si voté, devient loi et donc, pour être candidat à l’élection présidentiel de février 2019, il faut être parrainé par au moins 1% des électeurs inscris au fichier électoral. Le fichier électoral comportant actuellement environ 6 500 000 inscriptions d’électeurs, le 1% correspond à environ 65 000 électeurs parrains au candidat.

Considérons les 10 candidats A, B, C, D, E, F, G, H, I et J exclusivement de nationalité Sénégalaise à l’élection présidentielle de 2019 et qui remplissent l’ensemble des critères constitutionnels ainsi que les exigences de la loi électorale du Sénégal. L’expérience gouvernementale officielle des dernières élections législatives du Sénégal en date du 30 juillet 2017 a démontré sans équivoque et sans appel que plus de 2 millions de cartes d’électeurs tirées du fichier électoral du Sénégal n’ont pas été remis à leurs ayants droit par rétention volontaire. Appelons X ce groupe de plus de 2 millions de citoyens Sénégalais électeurs n’ayant pas reçu leurs cartes d’électeurs comme le 30 juillet 2017. Le candidat A sillonne le Sénégal, à ses lourds frais intellectuels, physiques et financières, à la recherche de parrains et trouve 65 000 soutiens citoyens sénégalais électeurs qui sont convaincus par son message et se décident à signer pour parrainer le candidat A et même à s’engager à ses côtés pour la présidentielle de 2019. Surprise! Tous ces 65 000 prétendants parrains sont tous dans le groupe X de plus de 2 millions de citoyens Sénégalais qui n’ont pas reçu leur carte d’électeur ou dont la carte est erronée comme en juillet 2017! Ainsi de suite pour le candidat B. Ainsi de suite pour les candidats C, D, E, F, G, H, I et J. Ajoutez à cette monstruosité la récente déclaration scandaleuse du ministre de l’intérieur mentionnant qu’il fera tout pour distribuer aux électeurs de l’apr et BBY leurs cartes pour mieux comprendre la dangerosité du projet de loi liberticide de parrainage. 65 000 x 10 = 650 000 cartes est facilement captable dans le bassin X de plus de 2 millions de cartes retenues. Les 10 candidats A, B, C, D, E, F, G, H, I et J seraient donc des candidats captifs, donc éliminés.

L’expérience de parrainage du candidat malheureux ultra populaire au Sénégal Youssou Ndour en 2012 qui a été rejeté par le conseil constitutionnel du Sénégal au motif que certaines signatures de parrains de Youssou Ndour n’étaient pas valides démontre de façon éloquente le caractère extrêmement dangereux, anti-démocratique et injuste du projet de loi de parrainage. J’en profite pour lancer ce message à Youssou Ndour : lorsqu’on a déjà été victime d’une loi, le bon sens commande qu’on se dresse contre tout projet de loi qui renforce encore d’avantage celle-ci et expose l’avenir du Sénégal à des dangers sans précédents.

Ma profonde conviction est que ce projet de loi est une tentative d’assassinat et de meurtre de l’essence du système électoral démocratique Sénégalais qui a pourtant produit les alternances I et II et permis le passage pacifique et démocratique de 3 différents régimes sans ce monstre de parrainage. Le Sénégal n’a pas besoin d’un subterfuge dangereux sans précédent comme ce projet de parrainage.

FAGNIR FAGN FAGN THIAWATHIATHIA

Mohamed Ndao dit Tyson a été consacré Roi des Arènes du Sénégal en affrontant avec courage et victorieusement, publiquement, tous les ténors de l’Arène Sénégalaise.

Serigne Ousmane Dia dit Bombardier a conquis et reconquis la couronne de Roi des Arènes du Sénégal en confrontant courageusement et victorieusement, publiquement, tous les ténors de l’Arène Sénégalaise.

Yakhya Diop dit Yékini a conquis et conservé longtemps la couronne de Roi des Arènes du Sénégal en faisant face courageusement et victorieusement tous les ténors de l’Arène Sénégalaise.

Omar Sakho dit Balla Gaye 2 a conquis la couronne de Roi des Arènes du Sénégal en combattant courageusement et victorieusement, publiquement, tous les ténors de l’Arène Sénégalaise.

Aucun lutteur Sénégalais n’est devenu Roi des Arènes en combattant Y. D. et sa catégorie.

«À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire». Pierre CORNEILLE.

Cela, le monde de la lutte l’a compris depuis longtemps et en a fait sienne car, pour être consacré Roi des Arènes ou pour conserver son titre de Roi des Arènes, il faut impérativement affronter et vaincre publiquement les géants de l’Arène. Aucun organisme ou comité officiel de l’Arène ne peut contourner par ruses cette vérité évidente par elle-même.

Alors, A Fagnir Fagn Fagn Thiawathiathia! Et que le meilleur gagne de façon transparente!!

Vive le Sénégal!

Vive l’Afrique!

Amath Thiam, digne et noble citoyen du Sénégal

Montréal, le 2 avril 2018

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here