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Présidentielle en Russie: l’opposition déboussolée avant le scrutin

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Les Russes votent ce dimanche 18 mars pour élire leur président. Vladimir Poutine est candidat à un 4e mandat et devrait être réélu haut la main dès le premier tour. Les sept autres candidats ne sont pas en mesure de lui faire de l’ombre. Son principal opposant Alexeï Navalny a lui été écarté et appelle au boycott des urnes. Ce samedi, il a participé à une courte cérémonie en mémoire de Boris Nemtsov, l’homme politique d’opposition abattu de quatre balles dans le dos sur un pont près du Kremlin, il y a 3 ans. Reportage.

Avec notre envoyée spéciale à Moscou,  Anastasia Becchio

Bouquet de fleurs à la main, Alexeï Navalny se recueille quelques secondes devant la plaque commémorative nouvellement apposée sur la façade  d’immeuble où habitait Boris Nemtsov. Quelques dizaines de militants, âgés pour la plupart, sont là.

Le grand absent de la présidentielle ne s’attarde pas et repart vers son QG, organiser le contrôle du scrutin. Il s’attend à des fraudes notamment pour faire gonfler le taux de participation.

Un scrutin que surveillera également Ilya Yachine, élu municipal d’opposition, qui était un proche de Boris Nemtsov. « Boris Nemtsov estimait que la Russie devait être un pays ouvert au monde et un pays qui devait cultiver des liens d’amitié avec le reste du monde. Mais le résultat de la gestion de Poutine, c’est que nous sommes en conflit avec toute la planète, et que nous avons commencé une guerre avec nos voisins proches. C’est une honte pour notre pays », dit-il.

L’opposition, divisée, apparaît en mauvaise posture à quelques heures d’un nouveau triomphe annoncé de Vladimir Poutine. Boris Nemtsov manque au mouvement, estime Nikolaï Diakov, un militant de l’opposition. « Il était un moteur dans le mouvement d’opposition qui est aujourd’hui divisé et anéanti. Tout ce que fait l’opposition est dénigré par le président et par ses proches », estime-t-il.

Nikolaï n’ira pas voter. A quoi bon, soupire-t-il, si tout a déjà été décidé pour nous ?

 Lire aussi : Présidentielle en Russie: chronique d’une réélection annoncée

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