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Guinée: la barbarie de Alpha condé contre les peuls se poursuit

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La barbarie de Alpha Condé contre les peuls se poursuit en Guinée. Trois jeunes peuls (Boubacar Barry, Mamadou Baïlo Diallo et Mamadou Saïdou Diallo) ont été tués encore ce mercredi, par la gendarmerie, les deux premiers dans les rues de Conakry et le troisième dans la ville de Dobréka. Ces trois nouvelles victimes portent à 93 le nombre de peuls lâchement assassinés par le régime de Alpha Condé, depuis 2010. Il y a eu également de nombreux blessés par balles qui sont tous des peuls et certains même seraient dans un état très grave. 

Ces victimes étaient dans la rue à l’occasion de la marche, appelée par l’opposition pour réclamer la publication des vrais résultats des élections locales du 4 février dernier qui ont été marquées par la débâcle du parti au pouvoir dans presque tout le pays. Mais, comme d’habitude, les organes du processus électoral, les Commissions administratives de centralisation des votes (CACV) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui travaillent pour le pouvoir ont falsifié presque tous les procès verbaux où le RPG (le parti de Alpha Condé) et ses alliés ont perdu et particulièrement dans les grandes communes de Conakry et de Kindia.

Et comme c’est le cas à chaque fois, la gendarmerie a déployé les gros moyens pour réprimer cette marche dans le sang, en ciblant comme d’habitude les peuls. Et pourtant, ce ne sont pas les seuls peuls qui sont dans l’opposition et particulièrement au sein de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), le parti qui empêche Alpha Condé de dormir. Toutes les ethnies que compte la Guinée y sont massivement représentées contrairement à ce s’écrivent certains journalistes corrompus (des attachés de presse de Alpha Condé qui ont leurs quartiers à Paris) qui assimilent l’Ufdg à un parti des peuls. Mais, ce sont les pauvres peuls seulement qui sont ciblés et tombent sous les balles des gendarmes visiblement, dopés pour casser du peul. Ce ciblage des forces de l’ordre des peuls est on ne peut plus flagrant.

Tenez, le lundi dernier des manifestations ont eu lieu dans tous les quartiers de Conakry pour dénoncer les pratiques du régime en place. Et ces manifestants dont la majorité était des femmes sont allés même jusqu’aux grilles du palais présidentiel brandissaient des pancartes montrant des slogans hostiles au locataire du palais Sékoutoureya et scandant ‘’Alpha Condé zéro’’. Certaines manifestantes se sont même permis d’insulter de mère le Guinéen en chef. Mais, les bérets rouges de la garde présidentielle qui étaient déployés aux alentours du palais, très redoutés par les Guinéens à cause de leur brutalité, ont juste parlé avec elles pour leur demander gentiment de partir. Mieux, certains de ces bérets rouges ont même communié avec ces femmes mécontentes, prenant des photos avec elles. Des vidéos montrant ces scènes inédites circulent dans les réseaux sociaux depuis lundi.

Le même jour également, un groupe de loubards s’exprimant en malinké et armés de cailloux, de gourdins et de bidons d’essence ont attaqué et saccagé sauvagement le bâtiment du groupe Hadafo Médias, l’un des plus groupes de presse privée du pays. Ces assaillants ont saccagé pratiquement tous les véhicules et motos qui étaient stationnés à l’entrée du bâtiment. Et ils ne se sont pas s’arrêtés là, puis qu’ils ont également fait voler en éclats toutes les vitres du bâtiment et menacé le personnel trouvé sur place.  Et quand les gendarmes sont venus les trouvant en train de commettre ces actes de vandalisme, ils les ont juste priés de quitter les lieux. Ces nervis qui sont, incontestablement, proches du pouvoir sont repartis donc après tous ces forfaits d’une extrême gravité sans coup férir.

Et ce mercredi, quand les militants de l’Ufdg sont sortis répondant à l’appel de leur leader Cellou Dalein Diallo qui a appelé à manifester contre le détournement flagrant de leurs voix lors des dernières locales par l’ensemble des organes, chargés d’organiser les élections, malgré les preuves tangibles brandies par l’opposition qui détient par devers elle les procès verbaux originaux, issus  des bureaux de vote où il y a contestations, les gendarmes ont tiré à balles réelles sur les manifestants, tuant deux jeunes et blessant plusieurs, tous des peuls. Et c’est dans la même nuit de ce mercredi qu’on apprendra qu’un troisième jeune peul a été faussé par les gendarmes à Dubréka  Le mode opératoire des gendarmes est connu de tous maintenant, dés que l’Ufdg appelle à manifester, il faut tuer et les personnes à tuer sont toujours ciblées d’avance. Il s’agit des habitants de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa-Wanindra, quartiers majoritairement habités par des peuls.

Certains des victimes, tombées sous les balles de ces gendarmes ne sont, parfois, même pas des manifestants. On les trouve chez eux et on les tue sans aucune raison. D’autres voient leurs boutiques ou maisons investies et saccagées par ces mêmes gendarmes et jamais des enquêtes ne sont diligentées pour que justice soit faite. Au contraire, si l’on en croit à certaines indiscrétions, les forces de sécurité qui s’illustrent par la barbarie, lorsqu’il s’agit de réprimer dans le sang la marche de l’opposition, bénéficient de promotion. C’est à se demander même si ce n’est pas ce fait qui motive davantage les gendarmes à tuer. Mais dans tous les cas, leurs actes relèvent de la responsabilité de Alpha Condé. C’est lui qui est le responsable de toutes ces tueries. Car aucun des agents des forces de l’ordre n’a jamais été inquiété depuis 2010.

Plus grave, on ne l’a jamais entendu se prononcer sur ces barbaries. Il a une haine viscérale contre les peuls et il a réussi à inculquer cela à une partie de l’ethnie malinké dont il se réclame. Et cette situation menace sérieusement aujourd’hui la paix sociale en Guinée. De plus en plus, les risques d’une rébellion pèse sur le pays. Et le seul fautif est Alpha Condé qui veut sacrifier la Guinée au profit de sa seule personne. En fait, son seul souci c’est comment s’éterniser au pouvoir. Il agite déjà l’éventualité d’un troisième mandat alors que la Constitution guinéenne limite les mandants présidentiels à deux. Et sachant qu’il ne peut jamais gagner une élection dans une Guinée paisible où le peuple s’exprime librement. Aussi, il crée toujours une situation de chaos pour pouvoir régner. Des informations en notre possession révèlent que des étrangers, établis à Conakry et ses environs, par mesure de prudence, commencent même à quitter le pays.

Et curieusement ni les organisations des Droits de l’homme du pays moins encore celles internationales n’évoquent ces tueries qui font chaque jour la Une de la presse internationale et notamment européenne. Le silence est également total aussi bien du côté de la CEDEAO que de l’Union africaine, alors qu’on a vu récemment des officiels bissau-guinéens démocratiquement élus interdits de sortir de leur pays par la première organisation nommée, sous le fallacieux prétexte qu’ils bloquent la marche des institutions de leur pays.

 (infos15.com)

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