Accueil ÉCONOMIE Meissa Babou : «Nous sommes dans une situation financière extrêmement difficile»

Meissa Babou : «Nous sommes dans une situation financière extrêmement difficile»

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L’économiste sénégalais Meissa Babou trouve que les emprunts obligataires contractés par le Sénégal sur le marché financier international est nécessaire dans la mesure où le pays se trouve dans une «situation financière extrêmement difficile».

«Le Sénégal actuellement est endetté. La banque mondiale l’a confirmé même si on dit que cet endettement est gérable tant que le taux de croissance est maintenu. Ce dernier Eurobond est en fait lié un peu aux recettes du pétrole. C’est deux emprunts de 10 ans et 30 ans qui sont donc directement connectées à l’exploitation du pétrole d’après le député Mamadou Lamine Diallo qui en avait fait la révélation », a soutenu le professeur Meissa Babou.

Selon lui, cet endettement n’a pas été bien géré raison pour laquelle des grèves sont notées partout.

«Cet endettement est aujourd’hui nécessaire parce que le Sénégal est dans une situation financière extrêmement difficile. La preuve, on note partout des grèves. Le tissu social bouillonne parce qu’il y a un réel problème de trésorerie. Parce que simplement l’endettement qui est très élevé n’a pas été bien géré. On a préféré des projets faramineux à la véritable réponse aux besoins des populations. On n’a même pas réglé les problèmes de la couverture maladie universelle. La scolarité des étudiants qui sont dans les écoles privées n’a pas été payée. C’est une situation délicate malgré l’emprunt élevé. Ce qui veut dire qu’on n’a pas mis les moyens là où les sénégalais attendaient des améliorations», dit-il.

Avant de poursuivre : «Aujourd’hui coincé par ces dépenses de fonctionnement exorbitantes comme le HCCT (Haut Conseil des Collectivités Territoriales), les salaires des femmes des ambassadeurs, les bourses familiales qui ne répondent absolument à rien du tout. Finalement pour financer ces dépenses de fonctionnement et ces projets d’infrastructures, il fallait trouver le moyen de pouvoir gérer, au moins d’ici les élections, certains projets et de faire face à certaines dépenses. Ainsi, ils ont allé prendre un Eurobond de 1500 milliards de francs sans nous donner des indications très claires sur la situation de ces fonds».

 

Lessentiel.sn

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