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Mamoudou Talla: « Les Sénégalais établis au Canada ont des difficultés pour avoir un passeport »

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Il est jeune par l’âge, mais grand par les idées. Il impressionne dans sa capacité à suivre et animer une foule de projets passionnants et avec une seule envie: que le livre vive. Il, c’est un jeune étudiant Sénégalais établi -pour les besoins de ses études-au Canada, répondant au nom de Mamoudou Talla. 

Avec à son actif, un livre on ne peut plus accrocheur  intitulé « Montréal-Dakar »,  dakarposte l’a « coincé » aux fins de lui tirer un peu les vers du nez de son nouvel  ouvrage à l’écriture assez soignée entre autres sujets. Entretien!

 

Comment vous présenter aux lecteurs de dakarposte ?

Je m’appelle Mamoudou Mamadou Thierno TALLA mais tout le monde m’appelle Baba (papa en puular), car je porte le nom de mon grand-père paternel.

 Revenez un peu sur votre cursus scolaire ? Pourquoi avez-vous choisi d’étudier au Canada où, nous revient-il vous êtes installé ? 

J’ai eu mon baccalauréat en 2014 en série Littéraire au groupe scolaire Yalla Suur-en. C’est par la suite que je suis allé faire des études en Science Politique à Montréal, à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).

Il n’y avait aucune raison particulière qui m’a poussé à aller étudier au Canada.  Tous mes frères, après le bac, sont allés poursuivre leurs études au Canada, donc je n’ai fait que suivre leur pas.

 Qu’est ce qui explique votre passion pour la littérature ? 

Plus jeune, j’étais déjà passionné de lecture. Deux livres m’ont particulièrement marqué Amkoullel l’enfant peul d’Amadou Hampaté Ba et La vie en spirale de Abass Ndione. C’est ainsi que j’ai crée un blog babatalla.wordpress.com que j’alimentais de temps à autres par de petits textes.

Pourquoi ce livre à votre actif intitulé « Montréal-Dakar » ?  Qu’est ce qui vous a inspiré ?

J’ai voulu, en écrivant ce livre, raconter des choses qui se passent au Canada, mais surtout montrer à quel point les sans-papiers sont fragiles. Beaucoup de parents ont sacrifié leurs enfants en les envoyant poursuivre leurs études dans des pays aussi chers que le Canada. Certains l’ont fait en voulant assurer une bonne formation à leurs fils (ce qui est quand même noble), d’autres pour des questions de prestige social. Enfin, j’ai essayé, à travers les deux mails que Mahécor enverra à son père et ses amis à la fin du roman, de montrer que la vie en occident peut être pour certains, pire que celle qu’ils ont laissée en dans leur pays d’origine.

D’où tirez-vous votre inspiration ?

Un peu partout. De la lecture, des discussions mais aussi des transports en commun.

A quand la cérémonie de dédicace à Dakar ?

Ce samedi 14 avril à partir de 16h à la Maison de la Presse.

Avez-vous d’autres centres d’intérêt en dehors de l’écriture ?

Oui, bien-sûr. Le football et la musique. J’adore écouter Kaalajo de Baaba Maal, Ali Farka Touré, Toumani Diabaté et Omar Pène.

 Des difficultés, on en croise partout, mais dites-nous quelles sont les vôtres, vous autres ressortissants Sénégalais établis au Canada ?

Depuis que je suis au Canada, la communauté sénégalaise revendique essentiellement deux choses. Un bureau de passeport et un vol direct Montréal-Dakar.

Pour avoir un passeport, les sénégalais du Canada sont obligés d’attendre l’arrivée d’une commission. Vu le nombre élevé de sénégalais vivant au Canada, c’est un vrai problème.

Lors de la visite du Président Macky Sall au Canada en septembre 2016, nous avions demandé une ligne directe Montréal-Dakar, mais depuis lors les choses n’ont pas évolué.

  Vous avez un dernier mot ?

 Seules la musique et la littérature peuvent sauver ce monde.

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